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Le mythe de l'ouverture de portes


Je discutais éducation récemment avec une étudiante universitaire, et lorsque je lui ai lancé que notre société accorde beaucoup trop d'importance à l'école, elle a tout de suite répliqué:


- Oh tellement! Et c'est quoi cette manie de toujours nous pousser à faire nos maths fortes au secondaire?


- Oui, c'est fou. Si tu savais combien de cas je...


- On peut tellement le faire plus tard si on en a de besoin, m'a-t-elle immédiatement rétorqué.


Je me suis demandé pourquoi elle le voyait, mais que le milieu de l'éducation (en général) ne le voyait pas, soit voir que cette pression est d'une incohérence totale.



« Ça ouvre plus de portes pour plus tard! »


Combien de fois je l'ai entendu celle-là!


Vous savez ce qui finit par arriver? Il y a tellement de portes d'ouvertes que les gens ne savent plus quoi choisir (ou choisissent très mal). Pourquoi? Parce qu'ils ne se sont pas écoutés, ne se reconnaissent plus.


Nos vies sont-elles si longues au point de « se généraliser » jusqu'à devenir écoeuré ou malade?


Je ne parle pas ici d'éviter d'être polyvalent. Nuance. Mais choisir ce qu'on aime moins par peur de manquer le bateau, ce n'est pas vivre. Ressentir ce qui est bon pour nous et ce qui ne l'est pas, voilà l'éléphant dans la pièce. Le problème, c'est quand on choisit par peur ou par insécurité. Cela nous coupe de notre intuition, de notre faculté à faire les bons choix et à se connaître. On nous prépare d'ailleurs à cette généralisation dès le primaire. Ça se poursuit avec vigueur au secondaire. Résultat: des connaissances et des aptitudes à en revendre. Et le bonheur dans tout ça?


Depuis quand la spécialisation ferme des portes? Car même si l'étudiant se « trompe » dans son choix, il n'en demeure pas moins qu'il se spécialise, dans le sens où il se connait mieux. Il choisira fort probablement mieux par la suite.


Et en passant, il n'y a pas de presse à choisir! Ceux qui voyagent ou travaillent avant de le faire font bien souvent de meilleurs choix d'études et/ou de boulots par la suite.


Ceux qui ont réussi ont pris des risques, ont fait des erreurs, mais ils ont ensuite fait les bons choix! La possibilité de faire des « maths fortes », pour reprendre l'exemple, existe toujours et existera toujours!


Votre enfant aime les maths, performe bien et est motivé à en apprendre plus? Go! C'est la définition d'un besoin. Mais arrêtons de pousser aveuglément des élèves qui n'en ont pas besoin, sous prétexte de leur ouvrir des portes.


Choisir le non-choix, c'est admettre son insécurité et c'est garantir d'éteindre peu à peu son feu intérieur et sa motivation.


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